Préparer l’avenir se fait dès aujourd’hui… Ou plutôt dès la semaine dernière. Nouvellement élu au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire de l’Université de Rouen sur la liste UNEF et Associations Etudiantes, c’est tout naturellement que j’ai rencontré le Président de la Communauté d’Agglomération de Rouen, Laurent Fabius (ce qui en fait sourire quelques-uns) et le Président du Conseil Régional, Alain le Vern. Entre deux discussions sur le transport, le logement ou encore la vie culturelle, je me suis posé une question qui hante de nombreux élus locaux : quelles réponses apporter quand l’Etat se désengage. En Haute Normandie, un choix fort légitime est souvent fait : les collectivités doivent rester dans leur champ de compétence pour ne pas encourager le désengagement de l’Etat. Si les Régions, Départements et Communes financent à chaque fois que l’Etat manque à ses obligations, il n’y a en effet aucune raison pour que ce dernier ne change de politique. Mais comment des élus de gauche pourraient-ils adopter une position aussi pragmatique face à la souffrance de leurs concitoyens. Car là ou l’Etat se retire la misère s’installe : inégalités d’accès au sport, à la culture, aux savoirs, à l’éducation… Ce sont autant de domaines dans lesquels l’Etat se retire et les collectivités impuissantes s’investissent aussi bien que possible. Je ne mentionne même pas les transferts de compétences aux collectivités sans les transferts financiers au non d’une décentralisation mal faite par la droite qui avait pourtant voté contre celle de François Mitterrand en son temps.
Aujourd’hui, l’Etat se désengage de plus en plus, et je crains qu’il n’y ai pas beaucoup à en tirer pour les quatre prochaines années. Nous allons devoir nous battre pour le moindre euro, et nous le ferons, mais je pense qu’il est aujourd’hui du devoir des collectivités locales de jouer un rôle d’arbitre. Nous avons la chance d’avoir 22 régions socialistes. Nous avons la chance d’avoir remporté de nouveaux départements il a quelques mois. Nous avons la force d’action pour protéger les français de la politique dévastatrice de Nicolas Sarkozy. On nous reprochera que les français ont choisi, les fameux 53 %… Oui les français ont choisi… un Président de “l’augmentation du pouvoir d’achat”, pas un président des caisses vides , et socialisme n’a jamais rimé avec renoncement. La fuite en avant de l’Etat provoque des inégalités, de la misère sociale et de la violence. Face à ce constat, les collectivités locales peuvent reconstruire de la solidarité, des services publics et de la sécurité. Pendant la campagne des municipales, Alain le Vern, en soutien à Benoit Pétel, tête de la liste de rassemblement de la Gauche à Bihorel, nous expliquait que personne n’aime augmenter les impôts. Soit. Mais l’impôt, s’il est juste et justifié, est un élément clef de la redistribution des richesses, de la solidarité et de l’équité sociale. Aujourd’hui, avec une politique fiscale adaptée, les collectivités locales ont le potentiel de contrer la politique catastrophe du gouvernement. Elles ont le moyen de dégager de nouvelles marges de manœuvre et de répondre aux problématiques du développement durable, de l’accès au sport et à la culture pour tous et de la démocratisation des savoirs et de l’Enseignement Supérieur.
Images issues des sites des collectivités locales avec lesquelles je suis en contact, et qui font un excellent travail au quotidien.
Le Département de Seine Maritime :http://www.seinemaritime.net/
La Ville de Rouen :http://www.rouen.fr/
l’Agglo de Rouen : http://www.agglo-rouennaise.fr/
la Ville de Mont Saint Aignan :http://www.ville-mont-saint-aignan.fr
la Région Haute Normandie :http://www.region-haute-normandie.com/
Un grand merci à ces élus locaux qui se défoncent chaque jour pour améliorer notre quotidien, dont le travail est souvent méconnu et la fonction occultée par des échéances jugées plus nobles comme la Présidentielle… Merci aussi aux fonctionnaires territoriaux.
Image issue du site du Parlement Européen : http://www.europarl.europa.eu/news/public/default_fr.htm


