Le retour
Publié par Loïc Lucas sur Jeudi 19 juin 2008
Bonjour à tous. J’ai pris un peu de retard dans l’écriture du blog du fait de beaucoup de travail, tant au labo que dans mes engagements. En vrac : Convention Nationale du Parti Socialiste, 10ème colloque des CIES, deux CEVU à l’Université de Rouen, la thèse (un peu quand même), une réunion sur les statuts, mon anniversaire, le vote NON des irlandais, et ce soir une réunion publique organisée par la mairie de Bihorel!
Un dénominateur commun à ces rendez-vous : une inquiétude. Une profonde inquiétude sur l’avenir. Sous les mandats du précédent Président, les projets étaient souvent mauvais mais tout aussi souvent contestés, améliorés ou rejetés. Les forces progressistes savaient jouer leur rôle protecteur, leur travail de sauvegarde. Aujourd’hui, le gouvernement semble marquer des victoires idéologiques. La droite pourra se satisfaire si elle le souhaite de la politique de Nicolas Sarkozy, je ne pense pas qu’il soit sage de balancer des contre-vérités, de tout réformer sans prendre le temps d’analyser les situations et de concerter les concernés. Je ne nie pas que certaines évolutions soient nécessaire. Etre moderne n’est pas être de droite, d’ailleurs les plus réactionnaires ne sont pas ceux qui ont aboli la peine de mort, démocratisé les savoirs et créé les 35H. Oui certaines évolutions peuvent être nécessaires face aux défis de demain : crise énergétique, crise alimentaire et crise écologique. Oui il faut prendre en compte les évolutions de la société. Mais il faut les considérer de façon humaine, sociale et pragmatique. Analysons les situations, discutons avec les acteurs, les usagers et proposons de vraies solutions.
Pourquoi ne pas remplacer un départ sur deux de fonctionnaires et gaspiller 15 milliards en boulet fiscal ?
Pourquoi afficher la recherche comme priorité nationale et démanteler le CNRS ?
Pourquoi soutenir l’enseignement supérieur et arroser là où il pleut ?
Pourquoi accuser les collectivités locales d’injustices fiscales et accentuer le désengagement de l’Etat ?
Preuve de l’incohérence des politiques menées : certaines communes vont perdre
1) leur tribunal
2) leur hôpital
3) leur caserne
4) leur école…
Où est l’aménagement des territoires? Que vont devenir ces communes sans ces emplois ? Des villes fantômes ou des antennes de l’ANPE ?
Un exemple de progrès intelligent à faire: On parle beaucoup de politique d’évaluation et la droite a marqué une victoire idéologique. Aujourd’hui, vouloir évaluer les politiques publiques serait synonyme d’être de droite. Faux! L’évaluation est un outil de professionnalisme et de rigueur. Mais l’utilisation de l’évaluation est de droite ou de gauche selon la finalité retenue. Aujourd’hui, on évalue pour stigmatiser les mauvais élèves et féliciter les bons. Pour mettre de l’argent là où ça va et non là où ça ne va pas. Mais le but d’une évaluation est tout autre. Il s’agit essentiellement de détecter les difficultés, le problèmes, pour pouvoir y apporter une réponse adaptée. Voilà la différence entre politique de droite et politique de gauche. Certains aident les plus riches et creusent les inégalités alors que les autres cherchent à les réduire.
Bref inquiétude car beaucoup de camarades aujourd’hui baissent les bras, se résignent, laissent faire. C’est aujourd’hui qu’il faut réagir car demain on nous reprochera de ne rien avoir proposé. Je n’accepte pas de me résigner, de rester à attendre et à compter les moutons. Je ne parle pas de faire une révolution, je parle de proposer une alternative crédible et réaliste, d’avancer des projets de fond, de travailler dans l’intérêt collectif plutôt que corporatiste. La balle est dans notre camp, à nous de savoir l’utiliser…. Et courber l’échine n’a jamais permis de gagner un match.
Image composée par mes soins, à partir d’élément provenant du Parti Socialiste, du Mouvement des Jeunes Socialistes, de l’Union National des Etudiants de France et de la Fédération Nationale de Protection Civile
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