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Quand un député fait son travail : Question écrite de Laurent Fabius sur l’enseignement supérieur

Posté par Loïc Lucas le Mardi 14 avril 2009

assemblée nationaleAujourd’hui encore, j’ai entendu des camarades universitaires en lutte se plaindre du manque de soutien de la part des députés de l’opposition. En réponse, voici la question écrite adressée par Laurent Fabius, député de Seine Maritime, à Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement Supérieur.

http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-43311QE.htm

Photo : libération, http://www.ecrans.fr/L-Assemblee-Nationale-rejette-le,6910.html

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la république menacée ?

Posté par Loïc Lucas le Jeudi 9 avril 2009

assemblée nationaleUn cours message pour féliciter la gauche du rejet d’hadopi… et pour réagir aux propos du ministère de la culture comme quoi 15 socialistes représenteraient un surnombre… En fait les députés de droite prennent tellement à coeur leur fonction qu’ils ne se déplacent que quand la gauche risque de gagner… Belle motivation je trouve. Bon ne soyons pas mauvais joeur, 15 socialistes c’est aussi très peu…

Photo : libération, http://www.ecrans.fr/L-Assemblee-Nationale-rejette-le,6910.html

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Chronique funéraire de l’Enseignement Supérieur

Posté par Loïc Lucas le Jeudi 5 mars 2009

financement-recherche

A peine élu, en juillet 2007, Nicolas Sarkozy débutait une attaque sans précédent contre l’enseignement supérieur français qui, s’il n’est pas parfait, est un élément essentiel de notre service public de l’enseignement. En faisant voter à la faveur de l’été une loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), le Chef de l’Etat a plongé les universités françaises dans un bourbier unique en son genre. Couplée à un déficit criant en personnel, l’application de cette loi a fait perdre plus d’un an aux équipes de recherches. Les dirigeants des universités sont en effet les mêmes qui travaillent dans les laboratoires, et comment trouver la sérénité nécessaire à la recherche quand il faut dans le même temps organiser de nouvelles élections, élire un président et modifier les statuts, le tout dans un climat d’urgence et de tension très présidentiel… Ce retard les universités auraient très bien pu le gérer si cette LRU n’avait pas déstabilisé en profondeur la communauté universitaire, le seul objectif de cette loi étant de recentrer la gouvernance des établissements publics d’enseignement supérieur autour d’une petite équipe de direction pour leur permettre de gérer la masse salariale et les ressources immobilières… Le Président de la République pensait pouvoir exporter son mode de pouvoir si particulier, mais la gestion des universités reposait sur une relation de confiance, issu de l’exercice démocratique, entre son équipe de direction et ses acteurs. Les conseils étaient davantage les lieux de débat et de discussions indispensables à la prise de décision réfléchies que des chambres d’enregistrement des volontés d’un dirigeant…
Voici sommairement décrit un portrait de l’enseignement supérieur français en cette rentrée 2008. Rupture de confiance entre équipe de direction et personnels, démotivation des équipes de recherche, sentiment d’abandon par la tutelle. D’aucun aurait pu penser que tout allait rentrer dans l’ordre, que la confiance allait revenir, qu’une fois de plus l’attaque ne laisserait que quelques cicatrices… C’était sans compter sur l’imagination débordante du Président de la République. En quelques semaines ont été annoncées une réforme de la formation des enseignants, une autre des formations de santé, et encore une concernant les modes de dotation financière des universités. Raisonnables bien que très inquiets, tout le monde se mit au travail sur ces annonces. Les contenus des formations ont été travaillés, débattus… Jusqu’à cette nouvelle provocation portée par le début de l’hiver : Suppression de plusieurs centaines de postes dans l’enseignement supérieur et décret de modification du statut des enseignants chercheurs. Alors comment, oui comment, faire de la recherche, gérer des établissement de plusieurs dizaines de milliers d’étudiants, travailler sur trois réformes, faire des  cours, surveiller des examens, mieux encadrer les étudiants, être à leur écoute, si le nombre de postes déjà terriblement insuffisant diminue encore et encore ? Derrière les annonces du gouvernement se cache un fait troublant. En effet le ministère a investie des sommes importantes dans l’enseignement supérieur : plan campus, plan réussite en licence. Mais ces plans sont totalement inefficace puisque les université n’ont pas les moyens humains de les mettre en œuvre. Comment assurer un meilleur encadrement des étudiants de première année quand le nombre d’heures supplémentaires à l’Université de Rouen représente le temps de travail de 450 enseignants chercheurs ?
Les propos récents de Nicolas Sarkozy à l’encontre des universitaires n’a été que la goutte qui a fait déborder un vase déjà bien rempli. Mais revenons quand même sur ce discours. Selon le Chef de l’Etat, la recherche française est inefficace… Alors comment ce fait-il que selon des classements très américains le CNRS est classé 4ème organisme mondial et 1er européen ? Faut-il s’étonner que les chercheurs publient moins quand on leur demande de travailler sur  3 réformes en 3 mois ? Il parait aussi que les universités françaises sont mal notées… Mais que signifie un classement entre nos universités qui répondent à une mission de service public, ouvertes à tous avec des frais d’inscription de quelques centaines d’euros, et des universités anglo-saxonne ultra sélective à plusieurs milliers d’euros l’année ? En s’attaquant à l’enseignement supérieur français, le Président de la République cherche à déstabiliser la notion même de service public. Derrière le projet de « masterisation » (recrutement des enseignants à un niveau bac +5), se cache en fait une volonté de fragiliser profondément le modèle éducatif français. Actuellement, les futurs enseignants passent un concours à niveau bac +4 et bénéficient d’un an de formation professionnel avec le statut de fonctionnaire stagiaire. Dans le nouveau modèle imposé, il n’y a plus cette étape de formation professionnelle. Les enseignants de demain seront envoyés en classe – pour la plupart en ZEP – sans aucune expérience professionnelle !
Le monde éducatif est souvent perçu comme corporatiste et conservateur. Personne ne nie aujourd’hui la nécessité de réforme, de changement. Les universités françaises sont passées en près de 40 ans de quelques centaines de milliers à plus de 2 millions d’étudiants. Naturellement des évolutions sont souhaitables, mais doivent-elles pour autant se faire contre les principaux intéressés ? De la maternelle au supérieur, tous veulent s’investir dans leur mission de service public et tous souhaitent des évolutions. Aujourd’hui,  l’enseignement supérieur a plus que besoin d’un vrai budget pour pouvoir fonctionner correctement. La recherche a besoin d’être une vraie priorité nationale à la fois en moyens humains et financiers. Sur le graphique (source : OCDE 2007/2) ci-dessous est représentée la part du PIB consacrée à la recherche en France depuis 1980. La corrélation entre gouvernement de Gauche (en rose) et augmentation de crédits est aussi nette que celle entre gouvernement de Droite (en bleu) et diminution de crédit !

Avec un budget à la hauteur de ses missions, l’enseignement supérieur retrouvera toute son énergie et sa créativité, à la fois en matière de recherche, d’innovation et de progrès social. Ce n’est qu’accompagnée d’investissements et de créations de postes qu’une réforme de l’éducation pourra avoir lieu pour garantir le succès de la démocratisation de l’accès aux savoirs.

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Le retour

Posté par Loïc Lucas le Jeudi 19 juin 2008

loic.lucas76@gmail.comBonjour à tous. J’ai pris un peu de retard dans l’écriture du blog du fait de beaucoup de travail, tant au labo que dans mes engagements. En vrac : Convention Nationale du Parti Socialiste, 10ème colloque des CIES, deux CEVU à l’Université de Rouen, la thèse (un peu quand même), une réunion sur les statuts, mon anniversaire, le vote NON des irlandais, et ce soir une réunion publique organisée par la mairie de Bihorel!

Un dénominateur commun à ces rendez-vous : une inquiétude. Une profonde inquiétude sur l’avenir. Sous les mandats du précédent Président, les projets étaient souvent mauvais mais tout aussi souvent contestés, améliorés ou rejetés. Les forces progressistes savaient jouer leur rôle protecteur, leur travail de sauvegarde. Aujourd’hui, le gouvernement semble marquer des victoires idéologiques. La droite pourra se satisfaire si elle le souhaite de la politique de Nicolas Sarkozy, je ne pense pas qu’il soit sage de balancer des contre-vérités, de tout réformer sans prendre le temps d’analyser les situations et de concerter les concernés. Je ne nie pas que certaines évolutions soient nécessaire. Etre moderne n’est pas être de droite, d’ailleurs les plus réactionnaires ne sont pas ceux qui ont aboli la peine de mort, démocratisé les savoirs et créé les 35H. Oui certaines évolutions peuvent être nécessaires face aux défis de demain : crise énergétique, crise alimentaire et crise écologique. Oui il faut prendre en compte les évolutions de la société. Mais il faut les considérer de façon humaine, sociale et pragmatique. Analysons les situations, discutons avec les acteurs, les usagers et proposons de vraies solutions.

Pourquoi ne pas remplacer un départ sur deux de fonctionnaires et gaspiller 15 milliards en boulet fiscal ?

Pourquoi afficher la recherche comme priorité nationale et démanteler le CNRS ?

Pourquoi soutenir l’enseignement supérieur et arroser là où il pleut ?

Pourquoi accuser les collectivités locales d’injustices fiscales et accentuer le désengagement de l’Etat ?

Preuve de l’incohérence des politiques menées : certaines communes vont perdre

1) leur tribunal

2) leur hôpital

3) leur caserne

4) leur école…

Où est l’aménagement des territoires? Que vont devenir ces communes sans ces emplois ? Des villes fantômes ou des antennes de l’ANPE ?

Un exemple de progrès intelligent à faire: On parle beaucoup de politique d’évaluation et la droite a marqué une victoire idéologique. Aujourd’hui, vouloir évaluer les politiques publiques serait synonyme d’être de droite. Faux! L’évaluation est un outil de professionnalisme et de rigueur. Mais l’utilisation de l’évaluation est de droite ou de gauche selon la finalité retenue. Aujourd’hui, on évalue pour stigmatiser les mauvais élèves et féliciter les bons. Pour mettre de l’argent là où ça va et non là où ça ne va pas. Mais le but d’une évaluation est tout autre. Il s’agit essentiellement de détecter les difficultés, le problèmes, pour pouvoir y apporter une réponse adaptée. Voilà la différence entre politique de droite et politique de gauche. Certains aident les plus riches et creusent les inégalités alors que les autres cherchent à les réduire.

Bref inquiétude car beaucoup de camarades aujourd’hui baissent les bras, se résignent, laissent faire. C’est aujourd’hui qu’il faut réagir car demain on nous reprochera de ne rien avoir proposé. Je n’accepte pas de me résigner, de rester à attendre et à compter les moutons. Je ne parle pas de faire une révolution, je parle de proposer une alternative crédible et réaliste, d’avancer des projets de fond, de travailler dans l’intérêt collectif plutôt que corporatiste. La balle est dans notre camp, à nous de savoir l’utiliser…. Et courber l’échine n’a jamais permis de gagner un match.

Image composée par mes soins, à partir d’élément provenant du Parti Socialiste, du Mouvement des Jeunes Socialistes, de l’Union National des Etudiants de France et de la Fédération Nationale de Protection Civile

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Debout la Gauche

Posté par Loïc Lucas le Mercredi 4 juin 2008

http://www.parti-socialiste.fr/Coup de sang, coup d’humeur, je ne sais pas… C’est comme une révolte qui monte chaque jour depuis plusieurs mois :

Les socialistes n’ont pas à avoir honte de leur bilan. Alors oui je suis fier d’être socialiste. Oui je suis fier d’être de Gauche et oui je suis fier de mes valeurs.

Peuple de Gauche relève-toi, bats-toi et mets-toi au travail. Soyons nombreux à rejoindre les reconstructeurs, travaillons, convainquons, et controns la politique de Nicolas Sarkozy.

Oublions les Delanoé libéraux, oublions les Royal et l’ordre juste. Aujourd’hui la République a besoin de la reconstruction de la Gauche. Contribuez, adhérez et votez…

Et, bien qu’Alain Bashung ne chante le contraire, le rose restera rose… avec quelques teintes de vert et de rouge peut-être.

Imade issue du site du Parti Socialiste : http://www.parti-socialiste.fr/

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Les 35 heures

Posté par Loïc Lucas le Lundi 19 mai 2008

loic.lucas76@gmail.comNous y voila… La grande bataille de notre temps…. euh désolé, je pensais être en train de commenter un extrait du Seigneur des Anneaux de Tolkien, lorsque Gandalf assiste impuissant à la mobilisation des armées de Sauron. En fait, rien d’aussi fantastique. Il s’agit juste de l’attaque contre l’un des plus grands acquis sociaux de notre pays : la durée légale du travail. Après la remise en cause du principe de la Sécurité Sociale (payer selon ses moyens, recevoir selon ses besoin) avec les taxes sur la maladie, la droite souhaite, sous prétexte des 35h, remettre en cause le cadre national de la durée de travail. La manœuvre est habile : campagne sur le pouvoir d’achat, déclarations alarmantes sur le budget et…. massacre des acquis sociaux qui pèseraient sur le budget et sur le pouvoir d’achat… Malin non ? D’habitude la droite se contente de transférer la demande sociale ainsi créée à la charge des collectivités locales. Oui elle est habile, notre droite au gouvernement, mais que fera-t-elle une fois les 35h supprimées ? Comment nos dirigeants justifieront-ils leur échec ? Diront-ils que c’est conjoncturel, que c’est la crise économique ou encore que les français ne travaillent pas assez ?

Mais savez-vous qu’un ouvrier français est un des plus productifs d’Europe? Avez-vous conscience que les acquis sociaux existent aussi parce qu’un employé détendu travaille mieux qu’un employé stressé? Pour vous démontrer qu’une bonne politique sociale est plus efficace sur l’économie que l’attente d’une autorégulation du capitalisme, voici quelques données issues de l’OCDE, organisme qui, comme chacun le sait, se place très à gauche… vous trouverez les données brutes sur http://stats.oecd.org/WBOS/Index.aspx?DatasetCode=PDYGTH

Première courbe : productivité comparée France-Allemagne de 1970 à 2006

loic.lucas76@gmail.com

Ce premier graphe nous montre bien que l’on est pas moins productif en France que dans un autre pays européen souvent cité en exemple pour sa politique industrielle. On peur remarquer des fluctuations. Je me suis donc intéressé au rapport couleur politique de gouvernement/taux d’accroissement (an2-an1)/an1

Deuxième courbe : taux d’accroissement de 1971 à 2006

loic.lucas76@gmail.com

Cette courbe nous montre que le taux d’accroissement est une grandeur assez dispersée. On pourrait s’attendre à ce qu’un gouvernement de gauche ou de droite ait le même taux moyen.

figure 3 : Tableau comparatif gauche/droite

loic.lucas76@gmail.com

Globalement, on remarque que la productivité augmente d’avantage sous un gouvernement de gauche que sous un de droite. Ce clivage est d’autant plus fort si l’on regarde depuis 1981.

Ces quelques données illustrent parfaitement que les politiques de gauche ne freinent pas la productivité de nos travailleurs, mais au contraire permettent de l’accroitre. Le procès mené contre les 35 h par la droite est purement idéologique. S’il est vrai que les 35h ont été mal appliquées, en particulier dans l’hôpital, il faut aussi rappeler que c’est la droite élue en 2002 qui a massacré les budgets prévus pour leur accompagnement. Former une infirmière prend trois ans. Les financements nécessaires à l’embauche des personnels de santé nécessaires à l’application des 35h étaient prévus dès le début… Mais M Rafarin est passé par là.

La dérégulation du travail ne permettra pas une hausse du pouvoir d’achat. En plus de flinguer la productivité de nos salariés, elle risque de tirer vers le bas le salaire de beaucoup d’entre nous. On peut ajouter que cette mesure va contre le travail mené par Nicolas Sarkozy cette première année : comment défiscaliser des heures complémentaires… lorsqu’elles n’existent plus? Sans durée légale du travail, qu’est-ce qu’une heure suplémentaire ?

Pour cette article, je n’ai pas défendu les 35h sur une base idéologique. J’aurai pu arguer que le partage du travail est une nécessité économique, mais je me suis contenté de prendre des statistiques économiques d’un organisme plutôt de droite, de les analyser et d’en tirer des conclusions. Que le gouvernement arrête de jouer à chat avec nous, soit il met en œuvre une politique ultralibérale et il l’assume, soit il est réellement impuissant, il reconnait que les politiques de droite ne sont pas la solution et démissionne.

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Pour la défense du Service Public

Posté par Loïc Lucas le Jeudi 15 mai 2008

http://www.unef.frAujourd’hui manifestation à Rouen comme dans de nombreuses villes de France. Initiée par l’Education Nationale et les lycéens contre le suppression de 11000 postes à la rentrée, c’est finalement une grande partie de la fonction publique qui s’est mobilisée. Il faut dire que les remises en causes et les attaques sont nombreuses. On peut nous avancer des raisons budgétaires ou démographiques. On peut nous expliquer que les caisses sont vides et les postes inutiles. Il n’en reste pas moins que les motivations profondes de cette remise en cause du Service Public est bel et bien idéologique. Nous ne sommes pas aujourd’hui face à des mesurettes faites dans tout les sens, nous sommes en train d’assister à la mise en place d’un projet de droite, et un des plus durs que nous ayons eu à subir depuis longtemps. Nous devons maintenant nous défendre contre ce projet, et être capable d’en poser un nouveau, en s’appuyant sur nos Collectivités Locales. un Etat – et ses Collectivités Locales- se repose sur son Service Public. Il est à la base même des politiques de solidarité, de réduction des inégalités et de promotion sociale. Un Service Public, c’est la garantie pour chaque citoyen d’une égalité de traitement. C’est l’élément structurant de notre société, qui permet d’assurer liberté, égalité et fraternité pour un peuple. L’attaque des services publics est la volonté affichée de transformer notre République en une agrégation de communautés en confrontation : riches contre pauvres, jeunes contre vieux, travailleurs contre chômeurs, électeurs contre sans papier. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde ou les injustices sociales vont croissantes. Pour lutter contre elles, nous avons besoin d’un Service Public renforcé, accompagné, sollicité. L’Education, l’Enseignement Supérieur, la Santé et l’Energie … sont l’affaire de tous. Alors battons nous aujourd’hui pour la reconstruction d’un Service Public de qualité, qu recouvre de nouvelles compétences, qui ait les moyens de remplir ses missions. Voici une alternative de gauche à la politique du gouvernement, que certains (ou certaines) feraient mieux de porter plutôt que leur ambition personnelle.

Photo issue du site de l’UNEF : http://unef.fr

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le développement durable responsable et maîtrisé

Posté par Loïc Lucas le Vendredi 2 mai 2008

loic.lucas76@gmail.comLes violents phénomènes météorologiques cet été nous montrent clairement l’urgence écologique devant laquelle nous nous trouvons. Mais au-delà des dérèglements climatiques, c’est à l’échelle du développement durable qu’il faut aujourd’hui raisonner, un développement durable avant tout responsable, prenant en compte l’ensemble des aspects écologique : émissions de gaz à effet de serre mais aussi santé ou biodiversité. Un développement durable également maitrisé qui ne peut peser massivement sur notre pouvoir d’achat mais qui représente un véritable vivier d’emploi et concerne l’ensemble des acteurs du monde socio-économique.

Les enjeux du développement durable sont complexes : les effets nuisibles pesant sur notre planète sont multiples et les solutions doivent être concertées, travaillées, parfois coûteuses mais à la hauteur des urgences auxquelles nous faisons face. Le Gouvernement, pourtant excellent dans l’art du spectacle, s’avère n’être qu’un piètre acteur écologique. Non content de rejeter plusieurs tonnes de CO2 lors un voyage fumeux en Alaska, M Borloo n’est en mesure que de nous proposer un inutile dispositif bonus-malus pour l’achat de nos automobiles. L’idée est simple : si vous achetez une voiture qui émet peu de CO2, gaz responsable du réchauffement climatique, vous avez droit à une prime. Les moteurs diesel rentrent dans cette catégorie mais ces moteurs « écologiques » rejettent plus de particules que les modèles essence ! En achetant un véhicule propre, vous dégradez la qualité de l’air avec un véritable risque sur notre capital santé… Intéressant non ? On ne peut que déplorer l’inefficacité du numéro 2 du gouvernement après le long show médiatique que fut le Grenelle… Les problématiques environnementales sont trop sérieuses pour être ainsi prises à la légère. De même, pourquoi ne pas inciter les pays du sud à s’équiper d’installation énergétique alternative, plutôt que se féliciter de la vente de réacteur nucléaire.

L’écologie, nous dit-on, est l’affaire de chacun. En effet, il est de notre responsabilité de devenir des éco-citoyens responsables. Mais si certaines mesures soulagent notre porte-monnaie (prendre une douche, laisser la voiture au garage, éteindre la lumière), il en est d’autres qui pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat. Le gouvernement propose des réductions d’impôt pour financer des maisons vertes alors que le prix de la main d’œuvre n’est pas pris en compte dans ce dispositif. Le libéralisme, dans sa quête du profit maximum, ne peut pas apporter de réponse sérieuse au développement durable. Sur de telles thématiques, les collectivités et l’Etat doivent jouer un rôle d’arbitre. Le développement durable coûte cher, mais pourquoi cette facture devrait-elle uniquement reposer sur les épaules des consommateurs. Au lieu d’une écotaxe, pourquoi ne pas appliquer le principe de pollueur-payeur et développer une taxe carbone pour les industriels.

Le développement durable sera un point majeur du siècle qui vient tout juste de débuter. Entreprises, collectivités, individus, chacun doit y mettre du sien pour répondre aux enjeux écologiques. Dans ce contexte, seules des politiques ambitieuses mais responsables et maitrisées seront à mêmes à répondre aux problématiques environnementales à venir.

Publié dans le ° 1 de Résolument à Gauche, Journal bimensuel du MJS 76

Photo issue du site d’Année Polaire Internationale, http://www.annee-polaire.fr/api

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Déclaration de principe du Parti Socialiste

Posté par Loïc Lucas le Mercredi 30 avril 2008

http://www.parti-socialiste.fr/Je publie ici le projet de déclaration de principe du PS. N’hésitez pas à le commenter. voici quelques observations personnelles : la principale évolution par rapport la précédente de 1990 est l’apparition du thème du développement durable et de la sauvegarde de la planète. On remarque aussi qu’elle est relativement consensuelle, négligeant peut-être un brin de radicalité qui nous aurait évité les sobriquets de nos amis communistes et permis de réaffirmer notre attachement à la reconstruction de la Gauche. Voici le texte que vous pouvez aussi télécharger sur le site du PS : http://www.parti-socialiste.fr/

Parti socialiste 23 avril 2008
Projet

DECLARATION DE PRINCIPES
PREAMBULE

Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de 1848, de la Commune, l’héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1968, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort. Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes. Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité. Sa nature est « d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.

I – NOS FINALITES FONDAMENTALES
Art 1
Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.
Art. 2
L’égalité est au coeur de notre idéal. Cette quête n’a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l’idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu’il s’agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l’économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité
des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.

Art 3
Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l’émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l’intérêt général, le développement et l’écosystème. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.
Art 4
Le progrès, synonyme d’amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l’exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l’éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs,
à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l’aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l’être à l’aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d’existence et de travail des individus.
Art 5
La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l’action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c’est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l’évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision
collectives.

II – NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIECLE
Art 6
Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités, porteur d’irrationalité, facteur de crises, qui demeure d’actualité à l’âge d’une mondialisation dominée par le capitalisme financier.
Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie sociale. Les socialistes affirment que certains domaines de l’activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l’action politique. Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnées par la puissance publique garante du long terme et de l’intérêt général.
Art 7
Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production. C’est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c’est un moyen individuel et collectif d’insertion, de reconnaissance, d’émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l’emploi et d’autres seraient enfermés dans l’assistance. La qualité de l’emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale. Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l’accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie publique.
Art 8
Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l’apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l’État social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d’abord l’investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle.La régulation est
également un des rôles majeurs de l’État pour concilier l’économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l’État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l’éducation, la recherche, l’innovation, la culture.
Art 9
Lutter pour la paix, la sécurité collective et le co-développement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C’est notre horizon pour le siècle qui commence. Le combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense des droits de l’Homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des États et des peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré, juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du
poids de l’Union européenne et de sa détermination.
Art 10
La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert, respecté dans le monde, oeuvrant pour la paix, les droits de l’Homme et le développement durable. La France est, de par son histoire, à la fois, singulière et universaliste, elle doit être fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations.

III – NOTRE PARTI SOCIALISTE
ART 11
Le Parti socialiste est un parti républicain. Il oeuvre pour le progrès social. Il s’organise au service de l’engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d’un régime de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l’indépendance de l’information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.
Art 12
Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l’État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu’un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu’elles ne sont pas un obstacle pour les libertés individuelles et collectives. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble dans la République. Art 13
Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu’elle résulte d’une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l’idéal, les réalités et l’histoire. Le Parti socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne considère jamais les rapports de force d’un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d’injustices et d’inégalités.

Art 14
Le Parti socialiste est féministe et agit en faveur de l’émancipation des femmes. Il oeuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la mixité de la société. Il garantit aux femmes, l’accès aux droits fondamentaux (santé, éducation, contraception, IVG), et condamne la marchandisation du corps humain.
Il combat les atteintes à l’intégrité et à la dignité humaines en raison du sexe ou de l’orientation sexuelle.
Art 15
Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des territoires, au coeur de ses valeurs. Il veut allier la présence d’un Etat régulateur et garant de l’équilibre –y compris financier- entre les territoires, à une démocratie locale vivante et innovante.
Art 16
Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner mais aussi d’aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.
Art 17
Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de rassembler et de libérer. Face au danger d’une civilisation par trop uniformisée et marchandisée, la culture, avec l’apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un monde fondé sur la diversité, le dialogue, l’ouverture. L’accès à la culture pour tous et la démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.
Art 18
Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l’Union européenne qu’il a non seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l’Union européenne et de la construction d’une Europe politique. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent et d’y contribuer dans le monde, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.
Art 19
Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, qu’elles qu’en soient les origines et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l’ONU et des institutions internationales. Il souhaite que l’Internationale socialiste, de forum international pour les partis et les forces progressistes qu’elle tend à être aujourd’hui, devienne un véritable mouvement progressiste et internationaliste.
Art 20
Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et XXe siècles. Il entend exprimer l’intérêt général du peuple français.
Art 21
Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les organisations non gouvernementales… Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique politique dans l’engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que
les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.
Art 22
Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l’histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.

Image issue du site de Parti Socialiste, http://www.parti-socialiste.fr/

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Rappel de précédents articles de mon ancien blog 4/4

Posté par Loïc Lucas le Mercredi 30 avril 2008

http://www.2007lagauche.net/Publié le 05/10/07 : Reconstruire la Gauche
A genou par le souffle du dragon Sarkozy, la gauche française peine à se relever. Jamais pareille attaque n’avait été menée depuis bien longtemps. Face a cette droite sauvage, décomplexée, il est indispensable de reconstruire ensemble une Gauche tout autant décomplexée, courageuse et ambitieuse. Le gouvernement actuel pilonne les principes même de la solidarité et les outils du bon fonctionnement démocratique. Souhaitant probablement maintenir le peuple un peu plus dans l’obscurantisme, le Ministre de l’Education Nationale souhaiterait même vider le sol français des derniers économistes et sociologues susceptibles de comprendre les méfaits de sa politique. Aujourd’hui, il est plus qu’urgent de trouver un leader de la Gauche. Un homme ou une femme compétent(e), ayant la stature d’un homme d’état, et capable de porter les valeurs de la Gauche dans sa diversité comme dans son unité. Une fois ce personnage connu, nous pourrons ensemble définir un projet commun, une certaine vision sociale et économique de la France et de l’Europe de demain. Trop de gens souffrent de la politique de Sarkozy, et plus souffriront encore. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Pas encore. Pas une fois de plus.

Image issue du site de Reconstruire la Gauche, http://www.2007lagauche.net/

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