blog de Loïc Lucas

Espace d’échange et de réflexion

Archive pour mai, 2008

Reconstruire à gauche

Publié par Loïc Lucas sur Vendredi 30 mai 2008

www.laurent-fabius.netHier soir, vote de la déclaration de principe du PS par les militants… Rien à dire de plus que lors d’un précédent post.

Dans la foulée, un deuxième vote a eu lieu : celui sur la modification des statuts. A la lecture de l’introduction, de quoi être optimiste : plus de débats de fond, part importante laissée aux élections locales… Puis à la réflexion ça ressemble fortement à un verre d’eau qu’on nous servirai pour avaler quelques pilules psychotropes. Et en effet de vieux démons se montrent, dès l’introduction : trop de proportionnelle empêche le bon fonctionnement, d’ailleurs des militants se plaignent que le courant majoritaire ne peut pas diriger tranquillement !

Bref. Lecture du texte, et mes craintes semblaient justifiées : adaptation du rythme des congrès sur l’élection présidentielle (un an avant et un an après) et investiture du candidat à la présidentielle lors de ce même congrès… Outre le fait que des délais d’un an me semblent bien courts pour tirer des bilans et partager notre projet avec les citoyens, je ne comprends pas comment on peut défendre des idées de fond et travailler pour les élections locales et européennes quand on écrit dans les statuts que nos congrès dépendent d’une seul échéance. C’est aussi prendre le risque de faire des congrès une sorte d’arène, transformant nos leaders en gladiateurs et nos militants en supporters pour le plaisir de la droite … Du pain et des jeux peut-être ? Soit. Mais où est le pain ? Ah oui, le pain : Le PS acte dans ses statuts qu’il lutte pour le pouvoir d’achat… en vous offrant la première adhésion à 20€. Pourquoi suis-je contre cette primo adhésion ? : Tout d’abord, les cotisations du PS répondent à une exigence sociale : chacun paye en fonction de ses revenus et de sa situation familiale. c’est ainsi que la solidarité est garantie. Pourquoi cette garantie n’existerait pas la première année ? Deuxièmement, l’argument le plus souvent utilisé par les teneurs des 20€, c’est que ce dispositif permet à des gens de franchir le pas… De venir voir. Quelle idée saugrenue que voila : Il n’a jamais été interdit d’assister à des réunions sans être adhérent, et je trouve absurde d’espérer attirer des gens en faisant de la promotion pécuniaire plutôt que de la promotion intellectuelle. En clair, nos devons attirer des citoyens avec nos idées, nos projets et nos valeurs, pas avec nos tarifs attractifs! Enfin, un adhérent à 20€ ne reste pas au PS : où sont ceux qui sont venus il y a un an, ont choisi la pipolisation plutôt que le sérieux, et sont repartis aussi sec… A l’UMP ou au MODEM peut être ?

Il aurait été plus judicieux de fixer un montant maximum pour les “sans ressources”, de proposer la première adhésion gratuite pour les jeunes du MJS, …

Cerise sur le gâteau, j’ai appris qu’aucune commission permanente n’existait sur les thématiques de l’éducation, de l’enseignement supérieur ou encore de la recherche… Qui a dit que le PS était un parti de profs?

Le lecteur l’aura compris, j’ai voté contre cette réforme des statuts… Et après : personne n’a expliqué ce qu’il se passerait si une majorité des militants votait contre.

Le fait d’avoir voté contre ne fait pas de moi un traitre ou un indiscipliné. J’adore mon Parti, je trouve qu’il constitue un véritable espace d’échange, de promotion d’idées et que c’est en effet un outil de progrès social. Mais aujourd’hui, menacé par la pipolisation de la politique, il est important de se battre pour conserver ces acquis. Je ne suis pas non plus rétrograde. D’accord pour moderniser le PS, d’accord pour le rendre plus transparent, plus audible. Mais moderniser n’a jamais été droitiser que je sache. La société moderne n’est pas une société de droite. Une société de vieux qui votent à droite, c’est possible, mais pas une société de droite. Quand on regarde le nombre de combats sociaux qui éclatent aujourd’hui, qui ose dire que la France est à droite ? Vers qui se tournent les pêcheurs, routiers, profs, retraités, lycéens, étudiants, cheminot, taxis et agents de la fonction publique ? Vers l’Etat! Parce que nos concitoyens attendent de l’Etat qu’il assume son rôle protecteur et sa mission sociale.

Pour tout cela nous devons nous battre pour conserver un PS à gauche, et lutter pour la reconstruction de la gauche, pour la reconstruction à gauche. Aussi soyez le plus nombreux possible à adhérer au PS dès maintenant pour peser sur la ligne politique, pour lui redonner sérieux et débats de fond… Adhérez et venez à la réunion des reconstructeurs dimanche 1er Juin à l’ENSAM (Paris) de 9h à 17H.

Inscription à pjouanne@laurent-fabius.net

Programme prévisionnel

9h: Accueil par le Maire du 13ème arrondissement

9h15: Retour sur la déclaration de principes du Parti Socialiste

10h – 11h30: Nous voulons prendre au sérieux la rénovation de la gauche et du PS

11h30-13h: Nous voulons un autre modèle de croissance crédible et réaliste dans la mondialisation

13h – 14h30: Déjeuner libre

14h30 – 16h: Nous voulons fonder un nouveau pacte républicain sur nos valeurs

16h – 17h: Conclusion des travaux

RASSEMBLEMENT NATIONAL DU PÔLE DES RECONSTRUCTEURS
DIMANCHE 1er JUIN 2008 – 9 h / 17 h
Ecole Nationale Supérieure des Arts & Métiers
151 boulevard de l’Hôpital – 75 013 PARIS
M° Place d’Italie (lignes 5, 6, 7) ou Campo Formio (ligne 5), Bus : 57-67-83.

Plus d’information sur http://www.2007lagauche.net/

Image issue du site de Laurent Fabius : http://www.laurent-fabius.net/

Publié dans Politique | Taggé: , , , | Aucun commentaire »

Candidature à la Vice Présidence Etudiante de l’Université de Rouen

Publié par Loïc Lucas sur Mercredi 21 mai 2008

Affaire à suivre… L’auteur est en correction de copie pour le week-end, alors à lundi (sauf coup de gueule ou coup de cœur)

Publié dans Divers | Aucun commentaire »

Un peu de cinéma

Publié par Loïc Lucas sur Mercredi 21 mai 2008

http://www.allocine.frUn peu de cinéma sur ce blog parfois bien polémique…http://www.allocine.fr

Hier soir : Avant Première au multiplex de Grand Quevilly (que les anti éléphants se rassurent, je ne contacte pas le premier adjoint au maire à chaque fois que je vais dans cette commune). Fort de quelques expériences passées (Le Seigneur de Anneaux et Star Wars), j’arrive de bonne heure (19H pour séance à 23H30), m’attendant à une foule de vieux stetson et quelques claquement de fouets impatients… 19H j’arrive donc et rien, personne. Je prends mes renseignements : accès à 22H en salle 1… bien. Je me pose à l’espace café, lis une revue, repère les prochaines sorties sur mon PDA, révise quelques éléments du film pour les questions avant la projection… 20H… 21H : le suspense grandit. Jean Noël, un des “boss” du ciné vient me voir, m’explique qu’il n’y a que 200 réservations contre 800 pour Star Wars. Je suis surpris : même époque, même fans non ? Et avec les droits achetés par M6, il est plutôt surprenant que les ados ne soient pas intéressés… Enfin bon c’est vrai que la séance est tard, qu’on est en semaine, bientôt le bac et le brevet… 21H45 toujours cette attente qui n’en fini plus. Les premiers autres clients arrivent en caisse (entendez ceux qui vont voir un autre film). Je vais me poser dans la fille d’attente, contre le pupitre. Les spectateurs précédents sortent, 22h on s’installe… Et là le rêve : avant première d’Indiana Jones…. 19 ans d’attente et j’ai la salle pour moi tout seul…. Bon ok que pour 10 min mais quand même! Et moi qui m’attendait à voir une foule courir vers la salle…. Les fans ne sont plus ce qu’ils étaient.

Bref 22H30 le suspense se lève enfin. Les premiers Indiana Jones rentrent dans la salle. Certains sont en famille : le père accompagnant le fils, l’un se prenant pour un aventurier et l’autre rêvant de la notoriété d’Harison Ford.. ou de Sean Connery peut être. La suite va très vite. Quelques bandes annonces vers 23H… Matthieu qui me rejoint enfin (réunion de section PS), l’animation habituelle - du pain et des jeux - et 00H00 enfin, la lumière se coupe, le logo Paramount apparait et c’est parti!

Et… Et… ET… : bah rien, je ne vous dirai rien. Non je ne vous confirmerai pas les rumeurs autour de ce nouvel opus. Un seul conseil : avant d’aller le voir, révisez vos classiques… Au delà des trois épisodes d’Indi. C’est un très bon film, certe plus accessible par les fans de Spielberg qui reconnaitront le coup de patte du maître. Rappelez-vous simplement qu’Indi a vu le jour car Spielberg souhaitait faire un James Bond… Allez je n’en dis pas plus.

Pour résumé : Il a souhaité se faire plaisir sur ce tournage et on le ressent. C’est un excellent film pour initiés, tout y est. Le grand public ne s’y retrouvera peut-être pas, et il n’aura pas le succès escompté. Trop intello pour le commun, pas assez prestigieux pour le commun des intello. Je vous conseille vraiment d’y aller, ce film est dans le pur style Spielbergien, avec toute les références habituelles.

Je n’ai pas le cœur à le critiquer d’avantage, je ne trouve réellement rien à reprocher à ce film. C’est tellement plus facile de critiquer quand le film est mauvais.

Images issues de allocine.fr : http://www.allocine.fr

Publié dans Cinéma, Culture | Taggé: | Aucun commentaire »

Les 35 heures

Publié par Loïc Lucas sur Lundi 19 mai 2008

loic.lucas76@gmail.comNous y voila… La grande bataille de notre temps…. euh désolé, je pensais être en train de commenter un extrait du Seigneur des Anneaux de Tolkien, lorsque Gandalf assiste impuissant à la mobilisation des armées de Sauron. En fait, rien d’aussi fantastique. Il s’agit juste de l’attaque contre l’un des plus grands acquis sociaux de notre pays : la durée légale du travail. Après la remise en cause du principe de la Sécurité Sociale (payer selon ses moyens, recevoir selon ses besoin) avec les taxes sur la maladie, la droite souhaite, sous prétexte des 35h, remettre en cause le cadre national de la durée de travail. La manœuvre est habile : campagne sur le pouvoir d’achat, déclarations alarmantes sur le budget et…. massacre des acquis sociaux qui pèseraient sur le budget et sur le pouvoir d’achat… Malin non ? D’habitude la droite se contente de transférer la demande sociale ainsi créée à la charge des collectivités locales. Oui elle est habile, notre droite au gouvernement, mais que fera-t-elle une fois les 35h supprimées ? Comment nos dirigeants justifieront-ils leur échec ? Diront-ils que c’est conjoncturel, que c’est la crise économique ou encore que les français ne travaillent pas assez ?

Mais savez-vous qu’un ouvrier français est un des plus productifs d’Europe? Avez-vous conscience que les acquis sociaux existent aussi parce qu’un employé détendu travaille mieux qu’un employé stressé? Pour vous démontrer qu’une bonne politique sociale est plus efficace sur l’économie que l’attente d’une autorégulation du capitalisme, voici quelques données issues de l’OCDE, organisme qui, comme chacun le sait, se place très à gauche… vous trouverez les données brutes sur http://stats.oecd.org/WBOS/Index.aspx?DatasetCode=PDYGTH

Première courbe : productivité comparée France-Allemagne de 1970 à 2006

loic.lucas76@gmail.com

Ce premier graphe nous montre bien que l’on est pas moins productif en France que dans un autre pays européen souvent cité en exemple pour sa politique industrielle. On peur remarquer des fluctuations. Je me suis donc intéressé au rapport couleur politique de gouvernement/taux d’accroissement (an2-an1)/an1

Deuxième courbe : taux d’accroissement de 1971 à 2006

loic.lucas76@gmail.com

Cette courbe nous montre que le taux d’accroissement est une grandeur assez dispersée. On pourrait s’attendre à ce qu’un gouvernement de gauche ou de droite ait le même taux moyen.

figure 3 : Tableau comparatif gauche/droite

loic.lucas76@gmail.com

Globalement, on remarque que la productivité augmente d’avantage sous un gouvernement de gauche que sous un de droite. Ce clivage est d’autant plus fort si l’on regarde depuis 1981.

Ces quelques données illustrent parfaitement que les politiques de gauche ne freinent pas la productivité de nos travailleurs, mais au contraire permettent de l’accroitre. Le procès mené contre les 35 h par la droite est purement idéologique. S’il est vrai que les 35h ont été mal appliquées, en particulier dans l’hôpital, il faut aussi rappeler que c’est la droite élue en 2002 qui a massacré les budgets prévus pour leur accompagnement. Former une infirmière prend trois ans. Les financements nécessaires à l’embauche des personnels de santé nécessaires à l’application des 35h étaient prévus dès le début… Mais M Rafarin est passé par là.

La dérégulation du travail ne permettra pas une hausse du pouvoir d’achat. En plus de flinguer la productivité de nos salariés, elle risque de tirer vers le bas le salaire de beaucoup d’entre nous. On peut ajouter que cette mesure va contre le travail mené par Nicolas Sarkozy cette première année : comment défiscaliser des heures complémentaires… lorsqu’elles n’existent plus? Sans durée légale du travail, qu’est-ce qu’une heure suplémentaire ?

Pour cette article, je n’ai pas défendu les 35h sur une base idéologique. J’aurai pu arguer que le partage du travail est une nécessité économique, mais je me suis contenté de prendre des statistiques économiques d’un organisme plutôt de droite, de les analyser et d’en tirer des conclusions. Que le gouvernement arrête de jouer à chat avec nous, soit il met en œuvre une politique ultralibérale et il l’assume, soit il est réellement impuissant, il reconnait que les politiques de droite ne sont pas la solution et démissionne.

Publié dans Fait de société, Politique | Taggé: , , , | Aucun commentaire »

Service minimum d’acceuil : la réponse d’un sourd

Publié par Loïc Lucas sur Samedi 17 mai 2008

http://www.unef.frJeudi 15 mai : A peine les manifestations terminées, à peine les banderoles repliées et voila que notre Président de la République nous offre une intervention dans son plus pur style : totalement à côté de la plaque. Plusieurs milliers de personnes dans de nombreuses villes de France, et la première chose qu’il trouve à dire, c’est qu’il mesure l’attente des manifestants! Que penser d’un homme d’état qui confond attente avec inquiétude, impatience avec exaspération… On pourrait croire qu’il s’agit d’un coup de communication, comme d’expliquer après une défaite électorale que les réformes ne vont pas assez vite… Mais la suite de son allocution est tout autant révélatrice : “de nombreux élèves sortent de l’école sans le niveau requis, il faut absolument réformer…” Mais pourquoi ces gens (de droite en général) ne comprennent-ils pas que l’échec à l’Ecole - tout comme dans l’Enseignement Supérieur- est dû essentiellement à un manque de moyens humain et financier.

S’arrêter là aurait suffit, on aurait été dans le rapport de force gouvernement/syndicats. Les uns expliquant qu’il y a assez (ou trop) de moyens, que les caisses sont vides (-15 milliards par an ça aide) et les autres réclamant plus de moyens et de cadrage.

Mais il ne s’est pas arrêté là. Non content d’expliquer aux grévistes qu’il ne leur répondrait pas, il les a pointés du doigt, les criminalisant presque. C’est ainsi qu’au lieu d’annoncer des moyens supplémentaires pour l’Education Nationale, que plutôt que de renoncer aux 11200 suppressions de postes à la rentrée, notre Président de la République promet la généralisation du service minimun à l’Ecole avant l’été. J’ai bien conscience que de nombreuses familles rencontrent des difficultés lors des mouvements sociaux. Mais j’aimerai ici rétablir quelques éléments de vérité suite à ce qu’on a pu entendre depuis 3 jours. Premièrement, cette grève était annoncée depuis plusieurs semaines. Personne, je crois, n’a été prévenu à la dernière minute, à moins d’un voyage sur Mars peut-être. Deuxièmement, rares sont les établissement totalement clos lors des jours de grève. En général, les personnels non grévistes accueillent les enfants des familles en difficulté. Dernier point peut-être, et beaucoup semblent ne pas y penser tellement il est évident : personne ne fait grève par plaisir. Personne ne perd du salaire “pour prendre un jour de congé”. Et les premiers responsables d’une grève ne sont ni les syndicats ni les personnels mais bien les membres du gouvernement qui attendent le point de rupture avant d’accepter l’idée d’une négociation.

Aujourd’hui, nous sommes face à une nouvelle attaque contre le pilier de la République. Notre Education Nationale n’est pas parfaite. Elle ne garantie pas à tous les mêmes chances d’accès à l’Enseignement Supérieur. Elle a besoin d’être améliorée. Mais une réforme de l’Education Nationale ne devra jamais se faire sans ses personnels et nécessitera au préalable d’affirmer un certain nombre de points clefs : l’Ecole doit être un outil de la mixité sociale et la volonté de préserver une carte scolaire doit être au cœur du débat. L’Ecole est aussi l’outil pour former le citoyen, pour lui donner les connaissances, l’autonomie et ce dont il aura besoin pour s’épanouir tout au long de sa vie.

Voila quelques ambitions pour notre Education Nationale. Et si un jeune de 25 ans arrive à écrire ces quelques lignes, je suis convaincu que des ministres et des enseignants arriveront à remettre l’Ecole au coeur de notre République. Si notre Président de la République ne se sent pas capable de s’affranchir de sa surdité chronique, il serait grand temps qu’il songe à changer de fonctions… On n’est pas élu Premier Homme d’un Etat pour expliquer au bout d’un an que les caisses sont vides, que rien ne va à cause de l’Europe ou encore pour passer davantage de temps en vacances qu’en Conseil des Ministres.

Publié dans Fait de société, Politique, Service public | Taggé: , , | Aucun commentaire »

Pour la défense du Service Public

Publié par Loïc Lucas sur Jeudi 15 mai 2008

http://www.unef.frAujourd’hui manifestation à Rouen comme dans de nombreuses villes de France. Initiée par l’Education Nationale et les lycéens contre le suppression de 11000 postes à la rentrée, c’est finalement une grande partie de la fonction publique qui s’est mobilisée. Il faut dire que les remises en causes et les attaques sont nombreuses. On peut nous avancer des raisons budgétaires ou démographiques. On peut nous expliquer que les caisses sont vides et les postes inutiles. Il n’en reste pas moins que les motivations profondes de cette remise en cause du Service Public est bel et bien idéologique. Nous ne sommes pas aujourd’hui face à des mesurettes faites dans tout les sens, nous sommes en train d’assister à la mise en place d’un projet de droite, et un des plus durs que nous ayons eu à subir depuis longtemps. Nous devons maintenant nous défendre contre ce projet, et être capable d’en poser un nouveau, en s’appuyant sur nos Collectivités Locales. un Etat - et ses Collectivités Locales- se repose sur son Service Public. Il est à la base même des politiques de solidarité, de réduction des inégalités et de promotion sociale. Un Service Public, c’est la garantie pour chaque citoyen d’une égalité de traitement. C’est l’élément structurant de notre société, qui permet d’assurer liberté, égalité et fraternité pour un peuple. L’attaque des services publics est la volonté affichée de transformer notre République en une agrégation de communautés en confrontation : riches contre pauvres, jeunes contre vieux, travailleurs contre chômeurs, électeurs contre sans papier. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde ou les injustices sociales vont croissantes. Pour lutter contre elles, nous avons besoin d’un Service Public renforcé, accompagné, sollicité. L’Education, l’Enseignement Supérieur, la Santé et l’Energie … sont l’affaire de tous. Alors battons nous aujourd’hui pour la reconstruction d’un Service Public de qualité, qu recouvre de nouvelles compétences, qui ait les moyens de remplir ses missions. Voici une alternative de gauche à la politique du gouvernement, que certains (ou certaines) feraient mieux de porter plutôt que leur ambition personnelle.

Photo issue du site de l’UNEF : http://unef.fr

Publié dans Fait de société, Politique, Service public | Taggé: , | Aucun commentaire »

Non à la criminalisation de la jeunesse

Publié par Loïc Lucas sur Lundi 12 mai 2008

loic.lucas76@gmail.comHier soir : retour du rassemblement des élus UNEF à Évry. J’allume le JT sur France 2, et premier titre sur lequel je tombe : 13 morts ce WE sur les routes de France, ils avaient tous moins de 30 ans…

On ne peut pas nier qu’il existe un problème de sécurité routière en France. On ne peut pas nier aussi que les jeunes en sont les premières victimes. On peut néanmoins s’interroger sur les analyses de ces faits et sur les conclusions qui en découlent…

Car le journaliste a tout de suite embrayé sur la consommation d’alcool et de stupéfiants par les jeunes. Outre le fait que nous étions préparés à ce triste week-end (dès jeudi le médias mentionnait les chiffres mauvais de la sécurité routière), la première conclusion qu’on pourrait en tirer c’est que la politique répressive, si elle n’est pas accompagnée par une politique préventive et éducative n’a qu’un effet limité.

La seconde observation que je ferai c’est que de mon expérience avec les dragons vous ramènent, ce sont les jeunes qui font le plus appel à nous. Ajoutez à ceci qu’avec la gendarmerie 80% des éthylotests positifs que j’ai vu concernaient des quadra ou quinquagénaires… Vous comprendrez que les jeunes sont aujourd’hui sensibilisés aux dangers de l’alcool au volant… beaucoup plus que le père de famille qui, fier de ses 40 ans sans accident, rentre avec femme et enfants de chez son collègue qui sait servir de si grands crus…

Oui aujourd’hui les jeunes sont les premières victimes des accidents de la route. Oui ils font la fête plus que leur ainés et oui il est important de rester vigilant, surtout en sortie de boîte. Mais leurs aînés, qui sont exclus du peu d’éducation qui subsiste et sourds aux messages de préventions, sont également indifférents à la répression.

Les chiffres de la sécurité routière nous sont souvent balancés comme des pavés dans la mare. La baisse du nombre de tués sur les routes ne signifie pas nécessairement qu’il y ait moins d’accidents mais aussi que les véhicules sont plus sûrs qu’autrefois… Excepté pour les jeunes qui n’ont pas les moyens de se payer des véhicules neufs avec 20 airbags latéraux.

On attendrait de la part d’un journaliste un peu plus de sérieux et de ne pas rentrer dans le jeu d’un gouvernement qui a tout intérêt à criminaliser la jeunesse en ces commémorations des 40 ans de mai 68 et en plein mouvement lycéen.

Pour améliorer durablement la sécurité routière, il est grand temps de proposer une autre politique : Il y aura moins de tués sur les route quand il y aura moins de conducteurs… Développement des transports en commun et création d’un réel statut social pour tous, et en particulier pour les jeunes, afin que tous puissent se payer un billet de train, un ticket de bus et à défaut un véhicule sécurisé…

La sécurité est un droit pour tous, pas un privilège réservés aux plus riches… Et la sécurité ce n’est pas que montrer du bleu quand les médias s’affolent.

Publié dans Fait de société | Taggé: , | Aucun commentaire »

Pour une recherche publique européenne : construisons la CERI

Publié par Loïc Lucas sur Jeudi 8 mai 2008

www.laurent-fabius.netLa recherche est la clef de l’innovation, tant technologique que culturelle et sociale, et cette même innovation est notre garantie pour une croissance forte, une économie sereine et un peuple épanoui. Aujourd’hui, en France et en Europe, nous sommes face à deux problématiques inquiétantes : la recherche publique est insuffisamment accompagnée, voir même menacée dans notre pays et aucune politique commune de recherche et d’innovation n’est à l’œuvre dans Union Européenne. Nous avons construit une Europe économique. Il est grand tant de passer à une Europe politique et à une Europe sociale. Mais pour se donner la garantie d’une économie solide et de progrès ambitieux, nous devons en premier lieu construire l’Europe de la recherche.

En France, la recherche manque de moyens financiers, humains et infrastucturaux. N’est-il pas étonnant d’entendre des responsables se plaindre d’un manque d’étudiants, des étudiants d’un manque de perspectives et des étrangers de manques de visas et de titres de séjour. Il est absolument urgent de soutenir notre recherche, en donnant au CNRS les moyens et l’autonomie nécessaires à la conduite d’une politique de recherche cohérente à l’échelle nationale. Une politique de recherche ambitieuse doit aussi s’appuyer sur nos universités et écoles, dont les potentiels sont rarement mis en valeur. Un pays a besoin de chercheurs, et nos chercheurs ont besoin d’un service public d’enseignement supérieur ambitieux et de qualité.

Mais cela ne suffit pas. Nos têtes pensantes passent aujourd’hui davantage de temps à rechercher des crédits qu’à résoudre des problèmes… Et les équipes sont en concurrence au sein de l’Union Européenne, et parfois même au sein d’un pays! Je ne dis pas que chaque Etat membre doive se spécialiser dans un domaine, j’estime simplement que lorsque la concurrence entre personnels vient parasiter la qualité du travail et la santé de ces mêmes personnels, alors elle n’est pas justifiée. Nous devons aujourd’hui rendre une certaine cohérence aux financements sur projet, faire coopérer des équipes de plusieurs états, en soutenant en amont l’apprentissage des langues, en versant des aides à la mobilité et en créant un espace de ressource documentaire communautaire…

Voici quelques idées personnelles qui m’amènent et m’amèneront à défendre le projet initié par Laurent Fabius, la construction d’une Communauté Européenne de la Recherche et de l’innovation. Je ferai remarquer aux sceptiques que c’est aujourd’hui le seul responsable de gauche qui s’intéresse à la recherche, que ça ne date pas d’hier et que ça n’est donc pas de l’opportunisme et qu’il est temps de se bouger pour défendre notre recherche publique.

Image issue du site de Laurent Fabius,

vous trouverez l’intégralité de sa proposition à cette adresse : http://www.laurent-fabius.net/article1002.html

Vous trouverez ici la note détaillée du 23 novembre 2007 détaillant le projet téléchargeable sur le lien ci dessus ceri_detail_23_nov_2007

Publié dans Politique, Université | Taggé: , , , , , , | Aucun commentaire »

Fin de vie dans la dignité : Pour le vote d’une loi au Parlement

Publié par Loïc Lucas sur Lundi 5 mai 2008

www.laurent-fabius.net

Nous sommes aujourd’hui face à une situation où, en France, chacun ressent la nécessité d’agir mais ne sait comment aborder le débat. Les situations de Vincent Humbert ou de Chantale Sébite marquent les limites de l’aide passive à mourir encadrée par la loi Léonetti.  Leurs cris de secours ne sont que le sommet de l’iceberg, ou plutôt d’une pyramide de vide juridique.  en effet nous sommes bel et bien aujourd’hui devant cette situation : chaque jour des euthanasies sont pratiquées en toute illégalité, par des personnels de santé nous rappelant les hommes et les femmes ayant le courage de pratiquer des IVG dans la clandestinité il n’y a pas si longtemps…

Que l’on soit pour ou contre l’aide active à mourir, nul ne peut ignorer l’urgence législative devant laquelle nous nous trouvons.  Plusieurs états européens ont déjà amorcé cette démarche, et aucun débordement n’est à déplorer. Pourquoi refuser aux patients une fin de vie dans la dignité. Les plus grands risques d’abus risquent ils d’avoir lieu à l’ombre de la clandestinité ou à la lumière du droit ? Nécessité pour la

dignité humaine, l’aide active à mourir doit être placée dans un cadre juridique stricte, fixant le rôle de chacun - patient, proches, professionnels de santé et autorités judiciaires. C’est le sens de la proposition de loi que vous trouverez ici http://www.laurent-fabius.net/article1061.html et que je copie ci-dessous :

Article 1er

L’article L-1110-9 du Code de la Santé publique est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection reconnue grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique constante, insupportable et ne pouvant être apaisée, peut demander à bénéficier, dans les conditions strictes prévues au présent titre, d’une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité. »

Article 2

Après l’article L-1111-10 du même code, il est inséré un article L-1111-10-1 ainsi rédigé :

« L-1111-10-1. Lorsqu’une personne majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique constante, insupportable et ne pouvant être apaisée, demande à son médecin traitant le bénéfice d’une aide active à mourir, celui-ci doit saisir sans délai au moins quatre praticiens dont un médecin indépendant spécialiste de la pathologie du patient, un médecin hospitalier indépendant, un médecin légiste et un psychologue. Ce collège, auquel participe le médecin traitant, doit :
- informer le patient précisément sur son état de santé et son espérance de vie, se concerter avec le patient sur sa demande d’aide active à mourir et évoquer avec lui les possibilités thérapeutiques encore

envisageables ainsi que les possibilités qu’offrent les soins palliatifs et leurs conséquences. Il doit parvenir, avec le patient, à la conviction qu’il n’y a aucune autre solution dans sa situation et que la demande du patient est entièrement volontaire ;
- s’assurer de la persistance de la souffrance physique ou psychique du patient et de sa volonté réitérée. À cette fin, il mène avec le patient plusieurs entretiens, espacés d’un délai raisonnable au regard de l’évolution de l’état du patient ;
- s’il existe une équipe soignante en contact régulier avec le patient, s’entretenir de la demande du patient avec l’équipe ou des membres de celle-ci ;
- si telle est la volonté du patient, s’entretenir de sa demande avec les proches que celui-ci désigne et la personne de confiance au sens de l’article 1111-6 du présent code ;
- s’assurer que le patient a eu l’occasion de s’entretenir de sa demande avec les personnes qu’il souhaitait

rencontrer.

Le collège consigne par écrit le résultat de ces constatations et entretiens. Il rend ses conclusions sur l’état de l’intéressé dans un délai maximum de huit jours.

La demande du patient doit être confirmée par écrit. Le document est rédigé, daté et signé par le patient lui-même. S’il n’est pas en état de le faire, sa demande est actée par écrit par une personne majeure de son choix qui ne peut avoir aucun intérêt matériel au décès du patient. Cette personne mentionne le fait que le patient n’est pas en état de formuler sa demande par écrit et en indique les raisons. Dans ce cas, la demande est actée par écrit en présence du médecin, et ladite personne mentionne le nom de ce médecin dans le document. Ce document doit être versé au dossier médical.

Le médecin traitant respecte cette volonté. L’acte d’aide active à mourir pratiqué sous son contrôle a lieu dans un délai raisonnable au regard de l’évolution de l’état du patient. Ce délai d’un maximum d’un mois est le plus long possible au regard de l’état médical du patient.

L’intéressé peut à tout moment révoquer sa demande.

Les conclusions médicales et la confirmation de la demande sont versées au dossier médical. Dans un délai de quatre jours ouvrables à compter du décès, le médecin qui a apporté son concours à l’aide active à mourir, adresse à la commission régionale de contrôle prévue à l’article L 1111-14 un rapport exposant les conditions du décès. À ce rapport sont annexés les documents qui ont été versés au dossier médical en application du présent article. »

Article 3

L’article L-1111-11 du même code est remplacé par un article ainsi rédigé :

« L-1111-11. Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d’état d’exprimer sa volonté. Ces directives anticipées indiquent les souhaits de la personne relatifs à sa fin de vie. Elles sont révocables à tout moment. A condition qu’elles aient été établies moins de trois ans avant l’état d’inconscience de la personne, le médecin doit en tenir compte pour toute décision la concernant. Dans ces directives, la personne indique ses souhaits en matière de limitation ou d’arrêt de traitement. Elle peut également indiquer dans quelles circonstances elle désire bénéficier d’une aide active

à mourir telle que régie par le présent code. Elle désigne dans ce document la personne de confiance chargée de la représenter le moment venu. Les directives anticipées sont inscrites sur un registre national automatisé tenu par la Commission nationale de contrôle des pratiques relatives au droit de mourir dans la dignité, instituée par l’article L-1111-14 du présent code. Toutefois, cet enregistrement ne constitue pas une condition de validité du document. Les modalités de gestion du registre et la procédure de communication des directives anticipées à la Commission susvisée ou au médecin traitant qui en fait la demande sont définies par décret en Conseil d’Etat. »

Article 4

Après l’article L. 1111-13 du même code, il est inséré un article L. 1111-13-1 ainsi rédigé :

« L-1111-13-1. Lorsqu’une personne, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, se

trouve de manière définitive dans l’incapacité d’exprimer une demande libre et éclairée, elle peut néanmoins bénéficier d’une aide active à mourir à la condition que cette volonté résulte de ses directives anticipées établies dans les conditions mentionnées à l’article L. 1111-11. La personne de confiance saisit de la demande le médecin traitant qui la transmet à un confrère indépendant. Après avoir consulté l’équipe médicale et les personnes qui assistent au quotidien l’intéressé, et tout autre membre du corps médical susceptible de les éclairer dans les conditions définies par voie réglementaire, les médecins établissent,

dans un délai de quinze jours au plus, un rapport déterminant si l’état de la personne concernée justifie qu’il soit mis fin à ses jours.

Lorsque le rapport conclut à la possibilité d’une aide active à mourir, la personne de confiance doit confirmer sa demande en présence de deux témoins n’ayant aucun intérêt matériel ou moral au décès de la personne concernée. Le médecin traitant respecte cette volonté. L’acte d’aide active à mourir ne peut intervenir avant l’expiration d’un délai de quinze jours à compter de la date de confirmation de la demande.

Le rapport mentionné des médecins est versé au dossier médical de l’intéressé. Dans un délai de quatre jours ouvrables à compter du décès, le médecin qui a apporté son concours à l’aide active à mourir adresse à la commission régionale de contrôle prévue à l’article L 1111-14 un rapport exposant les conditions dans lesquelles celui-ci s’est déroulé.

À ce rapport sont annexés les documents qui ont été versés au dossier médical en application du présent article, ainsi que les directives anticipées. »

Article 5

Après l’article L. 1111-13 du même code, il est inséré un article L. 1111-14 ainsi rédigé :

« Article L.1111-14. Il est institué auprès du Garde des Sceaux, ministre de la justice, et du ministre chargé de la santé, un organisme dénommé « Commission nationale de contrôle des pratiques relatives au droit de finir sa vie dans la dignité ». Il est institué dans chaque région une commission régionale présidée par le préfet de région ou son représentant. Elle est chargée de contrôler, chaque fois qu’elle est rendue destinataire d’un rapport d’aide active à mourir, si les exigences légales ont été respectées.

Lorsqu’elle estime que ces exigences n’ont pas été respectées ou en cas de doute, elle transmet le dossier à la Commission susvisée qui, après examen, dispose de la faculté de le transmettre au Procureur de la République. Les règles relatives à la composition ainsi qu’à l’organisation et au fonctionnement des Commissions susvisées sont définies par décret en Conseil d’Etat. »

Article 6

Le dernier alinéa de l’article 1110-5 du même code est complété par deux phrases ainsi rédigées :

« Les professionnels de santé ne sont pas tenus d’apporter leur concours à la mise en oeuvre d’une aide active à mourir ni de suivre la formation dispensée par l’établissement en application de l’article L-1112-4. Le refus du médecin, ou de tout membre de l’équipe soignante, de prêter son assistance à une aide active à mourir est notifié à l’auteur de la demande. Dans ce cas, le médecin est tenu de l’orienter immédiatement vers un autre praticien susceptible de déférer à cette demande. »

Article 7

Après l’article L. 1111-13 du même code, il est inséré un article L. 1111-15 ainsi rédigé :

« Article L.1111-15. Est réputée décédée de mort naturelle en ce qui concerne les contrats où elle était partie la personne dont la mort résulte d’une aide active à mourir mise en oeuvre selon les conditions et procédures prescrites par le code de la santé publique. »

Article 8

Le deuxième alinéa de l’article L-1112-4 du même code est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Ils assurent également, dans le cadre de la formation initiale et continue des professionnels de santé, une formation sur les conditions de réalisation d’une euthanasie. »

Article 9

L’article L.221-5 du Code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Toutefois, par exception et sous le contrôle du juge, il n’y a ni crime ni délit lorsque les faits visés aux articles 221-1 et 221-3 ont été commis par un médecin suite à une demande active à mourir dans les

conditions et selon les procédures prévues par le Code de la santé publique. »

Article 10

Les charges éventuelles qui résulteraient pour l’Etat de l’application de la présente loi sont compensées, à due concurrence, par l’augmentation des tarifs visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

Lors d’un débat avec son rédacteur au Conseil Général de Seine Maritime, j’ai pu obtenir les réponses à deux interrogations sur ce texte : pourquoi les instances judiciaires vérifient-elles la conformité juridique après l’acte d’aide active à mourir et quelles protections pouvaient être mise en place pour protégé le praticien de la réaction de citoyens quelque peu bornés ou de ses empployeurs…

La réponse à la première question est simple : la décision sur l’acte est une décision strictement médicale, et la justice ne doit pas intervenir en la matière, si ce n’est en cas de débordement manifeste, ce qui est fait lors de la vérification des démarches. Concernant la deuxième question, espérons que la société évoluera de manière aussi favorable que pour l’avortement dans notre pays.

Image issue su site de Laurent Fabius : http://www.laurent-fabius.net

Publié dans Fait de société, Politique | Taggé: , , , | Aucun commentaire »

le développement durable responsable et maîtrisé

Publié par Loïc Lucas sur Vendredi 2 mai 2008

loic.lucas76@gmail.comLes violents phénomènes météorologiques cet été nous montrent clairement l’urgence écologique devant laquelle nous nous trouvons. Mais au-delà des dérèglements climatiques, c’est à l’échelle du développement durable qu’il faut aujourd’hui raisonner, un développement durable avant tout responsable, prenant en compte l’ensemble des aspects écologique : émissions de gaz à effet de serre mais aussi santé ou biodiversité. Un développement durable également maitrisé qui ne peut peser massivement sur notre pouvoir d’achat mais qui représente un véritable vivier d’emploi et concerne l’ensemble des acteurs du monde socio-économique.

Les enjeux du développement durable sont complexes : les effets nuisibles pesant sur notre planète sont multiples et les solutions doivent être concertées, travaillées, parfois coûteuses mais à la hauteur des urgences auxquelles nous faisons face. Le Gouvernement, pourtant excellent dans l’art du spectacle, s’avère n’être qu’un piètre acteur écologique. Non content de rejeter plusieurs tonnes de CO2 lors un voyage fumeux en Alaska, M Borloo n’est en mesure que de nous proposer un inutile dispositif bonus-malus pour l’achat de nos automobiles. L’idée est simple : si vous achetez une voiture qui émet peu de CO2, gaz responsable du réchauffement climatique, vous avez droit à une prime. Les moteurs diesel rentrent dans cette catégorie mais ces moteurs « écologiques » rejettent plus de particules que les modèles essence ! En achetant un véhicule propre, vous dégradez la qualité de l’air avec un véritable risque sur notre capital santé… Intéressant non ? On ne peut que déplorer l’inefficacité du numéro 2 du gouvernement après le long show médiatique que fut le Grenelle… Les problématiques environnementales sont trop sérieuses pour être ainsi prises à la légère. De même, pourquoi ne pas inciter les pays du sud à s’équiper d’installation énergétique alternative, plutôt que se féliciter de la vente de réacteur nucléaire.

L’écologie, nous dit-on, est l’affaire de chacun. En effet, il est de notre responsabilité de devenir des éco-citoyens responsables. Mais si certaines mesures soulagent notre porte-monnaie (prendre une douche, laisser la voiture au garage, éteindre la lumière), il en est d’autres qui pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat. Le gouvernement propose des réductions d’impôt pour financer des maisons vertes alors que le prix de la main d’œuvre n’est pas pris en compte dans ce dispositif. Le libéralisme, dans sa quête du profit maximum, ne peut pas apporter de réponse sérieuse au développement durable. Sur de telles thématiques, les collectivités et l’Etat doivent jouer un rôle d’arbitre. Le développement durable coûte cher, mais pourquoi cette facture devrait-elle uniquement reposer sur les épaules des consommateurs. Au lieu d’une écotaxe, pourquoi ne pas appliquer le principe de pollueur-payeur et développer une taxe carbone pour les industriels.

Le développement durable sera un point majeur du siècle qui vient tout juste de débuter. Entreprises, collectivités, individus, chacun doit y mettre du sien pour répondre aux enjeux écologiques. Dans ce contexte, seules des politiques ambitieuses mais responsables et maitrisées seront à mêmes à répondre aux problématiques environnementales à venir.

Publié dans le ° 1 de Résolument à Gauche, Journal bimensuel du MJS 76

Photo issue du site d’Année Polaire Internationale, http://www.annee-polaire.fr/api

Publié dans Politique | Taggé: , , , , | Aucun commentaire »